Les petits Bourgeois - BALZAC Honoré de

CHAPITRE XV : LE BANQUIER DES PAUVRES

La maison vers laquelle allèrent, non pas le lendemain lundi, mais le surlendemain mardi, Dutocq et Théodose, à qui le greffier fit observer que Cérizet s’absentait le dimanche et le lundi, en profitant de l’absence totale de pratiques pendant ces deux jours, consacrés par le peuple à la débauche ; cette maison est un des traits de la physionomie du faubourg Saint-Jacques, tout aussi important que la maison de Thuillier ou celle de Phellion. On ne sait pas (il est vrai que l’on n’a pas encore nommé de commission pour étudier ce phénomène) on ne sait ni comment ni pourquoi les quartiers de Paris se dégradent et s’encanaillent, au moral comme au physique ; comment le séjour de la Cour et de l’Eglise, le Luxembourg et le quartier latin deviennent ce qu’ils sont aujourd’hui, malgré l’un des plus beaux palais du monde, malgré l’audacieuse coupole Sainte-Geneviève, celle de Mansard au Val-de-Grâce, et les charmes du Jardin des Plantes ! pourquoi l’élégance de la vie s’en va ; comment les maisons Vauquer, les maisons Phellion, les maisons Thuillier, pullulent, avec les pensionnats, sur les palais des Stuarts, des cardinaux Mignon, Duperron, et pourquoi la boue, de sales industries et la misère s’emparent d’une montagne, au lieu de s’étaler loin de la vieille et noble ville ?… Une fois mort l’ange dont la bienfaisance planait sur ce quartier, l’usure de bas étage était accourue. Au conseiller Popinot succédait un Cérizet ; et chose étrange, bonne à étudier d’ailleurs, l’effet produit, socialement parlant, ne différait guère. Popinot prêtait sans intérêt et savait perdre ; Cérizet ne perdait rien, et forçait les malheureux à bien travailler, à devenir sages. Les pauvres adoraient Popinot, mais ils ne haïssaient pas Cérizet. Ici fonctionne le dernier rouage de la finance parisienne. En haut, la maison Nucingen, les Keller, les du Tillet, les Mongenod ; un peu plus bas les Palma, les Gigonnet, les Gobseck ; encore plus bas les Samanon, les Chaboisseau, les Barbet ; puis enfin, après le Mont-de-Piété, cette reine de l’usure, qui tend ses lacets au coin des rues, pour étrangler toutes les misères et n’en pas manquer une, un Cérizet ! La redingotte à brandebourgs doit vous annoncer le taudis de cet échappé de la commandite et de la sixième chambre.

C’était une maison dévorée par le salpêtre, et dont les murs portaient des taches vertes, ressuaient, puaient comme le visage de ces hommes, sise d’ailleurs au coin de la rue des Poules, et garnie d’un marchand de vin de la dernière espèce, à boutique peinte en gros rouge vif, décorée de rideaux en calicot rouge, garnie d’un comptoir de plomb, armée de barreaux formidables. Au-dessus de la porte se balançait un affreux réverbère sur lequel on lisait : Hôtel garni. Les murs étaient sillonnés de croix en fer qui attestaient le peu de solidité de l’immeuble appartenant d’ailleurs au marchand de vin ; il en habitait la moitié du rez-de-chaussée et l’entresol. Madame veuve Poiret (née Michonneau) tenait l’hôtel garni, qui se composait du premier, du second et du troisième étage, et où logeaient les plus malheureux étudiants. Cérizet y occupait une pièce au rez-de-chaussée et une pièce à l’entresol, où il montait par un escalier intérieur, éclairé sur une horrible cour dallée, d’où il s’élevait des odeurs méphitiques. Cérizet donnait quarante francs par mois, pour dîner et déjeuner, à la veuve Poiret ; il s’était ainsi concilié l’hôtesse en s’en faisant son pensionnaire, et le marchand de vin en lui procurant une vente énorme, un débit de liqueurs, des bénéfices réalisés avant le lever du soleil. Le comptoir du sieur Cadenet s’ouvrait avant celui de Cérizet qui commençait ses opérations le mardi, vers trois heures du matin en été, vers cinq heures en hiver ; l’heure de la grande halle, où se rendaient beaucoup de ses clients ou clientes, déterminait celle de son affreux commerce. Aussi le sieur Cadenet, en considération de cette clientèle entièrement due à Cérizet, ne lui louait-il les deux pièces que quatre-vingts francs par an, et souscrivit-il un bail de douze ans que Cérizet seul avait le droit de rompre, sans indemnité, de trois mois en trois mois. Cadenet apportait tous les jours lui-même, une bonne et excellente bouteille de vin pour le dîner de son précieux locataire, et quand Cérizet était à sec, il n’avait qu’à dire à son ami : « Cadenet, prête-moi donc cent écus » pour les avoir ; mais il les lui rendait toujours fidèlement. Cadenet eut, dit-on, la preuve que la veuve Poiret avait confié deux mille francs à Cérizet, ce qui pourrait expliquer la progression de ses affaires depuis le jour où il s’était établi dans le quartier avec un dernier billet de mille francs, et la protection de Dutocq. Cadenet, animé d’une cupidité que le succès accroissait, avait proposé, depuis le commencement de l’année, une vingtaine de mille francs à son ami Cérizet, que Cérizet refusa, sous prétexte qu’il courait des chances dont les malheurs seraient une cause de brouille avec des associés, il ne pouvait que les prendre à six pour cent, « et, dit-il à Cadenet, vous faites mieux que cela dans votre partie… Associons-nous plus tard pour une affaire sérieuse, mais une bonne occasion vaut au moins une cinquantaine de mille francs, et quand vous aurez cette somme, et bien, nous causerons… »

Cérizet avait apporté l’affaire de la maison à Théodose, après avoir reconnu qu’entre eux trois, madame Poiret, Cadenet et lui, jamais ils ne pourraient réunir cent mille francs. Le prêteur à la petite semaine était donc excessivement en sûreté dans ce bouge, et il eût, au besoin, trouvé main-forte. Par certaines matinées, il n’y avait pas moins de soixante à quatre-vingts personnes, tant hommes que femmes, soit chez le marchand de vin, soit dans le corridor, assis sur les marches de l’escalier, soit dans le bureau où le défiant Cérizet n’admettait pas plus de six personnes à la fois. Les premiers arrivés retenaient leur tour, et comme chacun ne passait qu’à son numéro, le marchand de vin ou son garçon numérotaient les hommes à leurs chapeaux et les femmes au dos. On se vendait, comme les fiacres sur la place des numéros de tête pour des numéros de queue. Par certains jours où les affaires à la halle voulaient de la prestesse un numéro de tête s’achetait un verre d’eau-de-vie et un sou. Les numéros sortants appelaient les suivants dans le cabinet de Cérizet, et il s’élevait des disputes. Cadenet mettait le holà, en disant :

– Quand vous ferez venir la garde et la police, en serez-vous plus avancés, il fermera boutique.

IL était le nom de Cérizet. Quand, dans la journée, une malheureuse femme au désespoir, sans pain chez elle, et voyant ses enfants pâlis, venait emprunter dix ou vingt sous :

– Y est-il ? était son mot au marchand de vin où à son premier garçon.

Cadenet, gros homme court, habillé de bleu, à manches de dessus en étoffe noire, à tablier de marchand de vin, la casquette sur la tête, semblait un ange à ces pauvres mères quand il répondait :

– Il m’a dit que vous étiez une honnête femme, et m’a dit de vous donner quarante sous. Vous savez ce que vous aurez à faire…

Et, chose incroyable, il était béni ! béni comme on bénissait jadis Popinot.

On maudissait Cérizet le dimanche matin, en réglant les comptes, on le maudissait dans tout Paris le samedi, quand on travaillait afin de lui rendre la somme prêtée et l’intérêt ! Mais il était la providence, il était Dieu, du mardi au vendredi de chaque semaine. La pièce où il se tenait, jadis la cuisine du premier étage, était nue, les solives du plancher, blanchies à la chaux portaient les traces de la fumée. Les murailles, le long desquelles il avait mis des bancs, les pavés de grés qui formaient le parquet, gardaient et rendaient tour à tour l’humidité. La cheminée, dont la hotte était restée, avait été remplacée par un poêle en fer où Cérizet brûlait de la houille quand il faisait froid. Sous cette hotte s’étendait un plancher exhaussé d’un demi-pied, d’une toise carrée, où se trouvaient une table valant vingt sous, et un fauteuil en bois sur lequel il y avait un rond en cuir vert. Derrière lui, Cérizet avait fait garnir la muraille en planches de bateau. Puis il était entouré d’un petit paravent en bois blanc pour le garantir des vents du côté de la fenêtre et du côté de la porte ; mais ce paravent composé de deux feuilles, le laissait recevoir la chaleur du poêle. La fenêtre avait à l’intérieur d’énormes volets doublés de tôle et maintenus par une barre. La porte se recommandait d’ailleurs par une armature du même genre. Au fond de cette pièce dans un angle, tournait sur lui-même un escalier venu de quelque magasin démoli, racheté rue Chapon par Cadenet qui l’avait fait ajuster, en supprimant, dans le plancher de l’entresol toute communication avec le premier étage, et Cérizet exigea que la porte de l’entresol donnant sur le palier fût murée. Ce domicile était donc une forteresse. En haut, la chambre de cet homme avait pour tout mobilier, un tapis acheté vingt francs, un lit de pensionnaire, une commode, deux chaises, un fauteuil et une caisse en fer en façon de secrétaire, d’un excellent serrurier, acquise d’occasion. Il se faisait la barbe devant la glace de la cheminée, il possédait deux paires de draps en calicot, six chemises en percale et le reste à l’avenant. Une fois ou deux, Cadenet vit Cérizet habillé comme peuvent l’être les élégants, il cachait donc dans le dernier tiroir de sa commode, un déguisement complet avec lequel il pouvait aller à l’Opéra, voire dans le monde, et ne pas être reconnu, car sans la voix, Cadenet lui eût demandé :

– Qu’y a-t-il pour votre service ?

Ce qui plaisait le plus en cet homme à ses pratiques, était sa jovialité, ses reparties, il parlait leur langage. Cadenet, ses deux garçons et Cérizet, vivant au sein des plus affreuses misères, conservaient le calme du croquemort avec les héritiers, de vieux sergents de la garde au milieu des morts, ils ne gémissaient pas plus en écoutant les cris de la faim, du désespoir que les chirurgiens gémissent en entendant leurs patients dans les hôpitaux, et ils disaient, comme les soldats et les aides, ces paroles insignifiantes :

– Ayez de la patience, un peu de courage, à quoi sert de se désoler, quand vous vous tuerez, après ?… On se fait à tout ; un peu de raison, etc.

Quoique Cérizet eût la précaution de cacher l’argent nécessaire à son opération de la matinée dans un double fond de son fauteuil et sur lequel il s’asseyait, de ne prendre que cent francs à la fois qu’il mettait dans les goussets de son pantalon, et de ne puiser à sa réserve qu’entre deux fournées en tenant sa porte fermée et ne la r’ouvrant qu’après avoir visité ses goussets, il n’avait rien à craindre des différents désespoirs venus de tous les côtés, à ce rendez-vous d’argent. Certainement il existe bien des manières d’être probe ou vertueux, et la Monographie de la vertu [Un ouvrage dans le genre de la « Physiologie du Mariage », dans lequel l’auteur travaille depuis 1833, époque à laquelle il fut annoncé.], n’a pas d’autre base que cet axiome social. L’homme manque à sa conscience, il manque ostensiblement à la délicatesse, il forfait à cette fleur de l’honneur qui perdue n’est pas encore la déconsidération générale, il manque enfin à l’honneur, il ne va pas encore à la police correctionnelle, voleur, il n’est pas justiciable de la cour d’assises ; enfin, après la cour d’assises, il peut être honoré dans le bagne en y apportant l’espèce de probité que les scélérats ont entre eux, et qui consiste à ne pas se dénoncer, à partager loyalement, à courir les mêmes dangers. Eh ! bien, cette dernière probité, qui peut-être est un calcul, une nécessité, dont la pratique offre encore des chances de grandeur à l’homme et de retour au bien, régnait absolument entre Cérizet et ses pratiques. Jamais Cérizet ne commettait d’erreurs, ni ses pauvres non plus : on ne se niait rien réciproquement, ni capital, ni intérêts. Plusieurs fois Cérizet, qui d’ailleurs sortait du peuple, avait rectifié d’une semaine sur l’autre une erreur involontaire au profit d’une malheureuse famille qui ne s’en était pas aperçue ! Aussi passait-il pour un chien, mais un chien honnête ; sa parole, au milieu de cette cité dolente, était sacrée. Une femme mourut, lui emportant trente francs.

– Voilà mes profits ! dit-il à son assemblée, et vous hurlez après moi. Cependant je ne tourmenterai pas des mioches !… Et Cadenet leur a porté du pain et de la piquette.

Depuis ce trait, habile calcul d’ailleurs, on disait de lui dans les deux faubourgs :

– Ce n’est pas un méchant homme !…

Le prêt à la petite semaine, entendu comme l’entendait Cérizet, n’est pas, toute proportion gardée, une plaie aussi cruelle que celle du Mont-de-Piété ; Cérizet donnait dix francs le mardi, sous la condition d’en recevoir douze le dimanche matin. En cinq semaines, il doublait ses capitaux ; mais il y avait bien des transactions ; sa bonté consistait à ne retrouver de temps en temps que onze francs cinquante centimes. On lui redevait des intérêts. Quand il donnait cinquante francs pour soixante à un petit fruitier, ou cent francs pour cent vingt à un marchand de mottes, il courait des risques.

En arrivant par la rue des Postes à la rue des Poules, Théodose et Dutocq aperçurent un rassemblement d’hommes et de femmes, et à la clarté que les quinquets du marchand de vin y jetaient, ils furent effrayés en voyant cette masse de figures rouges, lézardées, grimées, sérieuses de souffrance, flétries, ébouriffées, chauves, grasses de vin, maigries par les liqueurs, les unes menaçantes, les autres résignées, celles-ci goguenardes, celles-là spirituelles, d’autres hébétées qui s’élevaient sur ces terribles haillons que le dessinateur ne surpasse jamais, même dans ses plus extravagantes fantaisies.

– Je serai reconnu ! dit Théodose en entraînant Dutocq, nous avons fait une sottise de venir le prendre au milieu de ses fonctions…

– D’autant plus que nous ne songeons pas que Claparon est couché dans son taudis dont l’intérieur ne nous est pas connu. Tenez, il y a des inconvénients pour vous, il n’y en a pas pour moi, je puis avoir à causer avec mon expéditionnaire, et je vais aller lui dire de venir dîner, car il y a audience aujourd’hui, nous ne pouvons pas déjeuner, à la Chaumière dans un des cabinets du jardin…

– Mauvais, on peut être écouté sans s’en apercevoir, répondit l’avocat, j’aime mieux le Petit rocher de Cancale, on se met dans un cabinet et l’on parle bas.

– Et si vous êtes vu avec Cérizet ?…

– Eh ! bien, allons au Cheval rouge, quai de la Tournelle.

– Ceci vaut mieux, à sept heures, nous ne trouverons plus personne.

Dutocq s’avança donc tout seul au milieu de ce congrès de gueux, et il entendit son nom répété par la foule, car il était difficile qu’il ne rencontrât pas quelque justiciable, comme Théodose y eût rencontré des clients.

Dans ces quartiers, le juge de paix est le tribunal suprême, et toutes les contestations y meurent, surtout depuis la loi qui a rendu leur compétence souveraine dans les affaires où la valeur du litige ne s’élève pas à plus de cent quarante francs. On fit passage au greffier, non moins redouté que le juge de paix. Il vit sur l’escalier des femmes assises sur des marches, horrible étalage, semblable à ces fleurs disposées en gradins, et parmi lesquelles, il y en avait de jeunes, de pâles, de souffrantes, la diversité de couleurs, des fichus, des bonnets, des robes et des tabliers rendait la comparaison peut-être plus exacte que ne doit l’être une comparaison. Dutocq fut presque asphixié quand il ouvrit la porte de la pièce où déjà soixante personnes avaient passé, laissant leurs odeurs.

– Votre numéro ! le numéro ! crièrent toutes les voix.

– Taisez vos becs ! cria une voix enrouée de la rue, c’est la plume de la justice de paix.

Le plus profond silence régna. Dutocq trouva son expéditionnaire vêtu d’un gilet de peau, jaune comme les gants de la gendarmerie, et Cérizet portait là-dessous un ignoble gilet de laine tricotée. On peut imaginer cette figure malade sortant d’une pareille gaîne, et couverte d’un mauvais madras qui laissant voir le front, le cou sans cheveux, restituait à cette tête son caractère à la fois hideux et menaçant, surtout à la lueur d’une chandelle des douze à la livre.

– Ca ne peut pas aller comme ça, papa Lantimèche, disait Cérizet à un grand vieillard qui paraissait avoir soixante-dix ans et qui restait devant lui, son bonnet de laine rouge à la main, montrant une tête sans cheveux, une poitrine à poils blancs à travers son méchant bourgeron, mettez-moi au fait de ce que vous voulez entreprendre ! Cent francs, même à la condition d’en rendre cent vingt, ça ne se lâche pas comme un chien dans une église…

Les cinq autres pratiques parmi lesquelles se trouvaient deux femmes, toutes deux nourrices, l’une tricotant, l’autre allaitant, éclatèrent de rire.

En voyant Dutocq, Cérizet se leva respectueusement et alla vivement à sa rencontre en ajoutant :

– Vous avez le temps de faire vos réflexions ; car, voyez-vous, ca m’inquiète, une somme de cent francs demandée par un vieux compagnon serrurier.

– Mais s’il s’agit d’une invention ?… s’écria le vieil ouvrier.

– Une invention et cent francs !… Vous ne connaissez pas les lois ; il faut deux mille francs, dit Dutocq, il faut un brevet, il faut des protections…

– C’est vrai, dit Cérizet, qui comptait bien sur des hasards de ce genre ; tenez, papa Lantimèche, venez demain matin à six heures, nous causerons, on ne parle pas invention en compagnie…

Et Cérizet écouta Dutocq, dont le premier mot fut :

– Si c’est bon, part à nous deux !…

Puis il sortit après lui avoir donné le rendez-vous.

– Pourquoi donc vous êtes-vous levé si matin pour venir me dire cela ? demanda le défiant Cérizet, déjà fâché du : part à nous deux ! Vous m’auriez bien vu au greffe.

Et il regarda Dutocq en coulisse qui, tout en lui disant la vérité, parlant de Claparon et de la nécessité d’aller vivement dans l’affaire de Théodose, parut s’entortiller.

– Vous m’auriez toujours vu ce matin au greffe… répondit Cérizet en reconduisant Dutocq jusqu’à la porte.

– En voilà un, se dit-il en reprenant sa place, qui me semble avoir soufflé sa lanterne pour que je n’y voie plus clair… Eh bien ! nous lâcherons notre place d’expéditionnaire !… A vous, ma petite mère, s’écria-t-il, vous inventez des enfants !… c’est amusant, quoique le tour soit bien connu !




Chapitre suivant : CHAPITRE XVI : COMMENT BRIGITTE FUT CONQUISE